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L’immobilier après le Coronavirus

11/05/2020

La crise sanitaire liée au coronavirus a durement touché tous les secteurs de l’économie mondiale. Le confinement a notamment paralysé l’immobilier et fait chuter le nombre de promesses de vente en France. A la veille de la sotie de cette période si particulière, et bien qu’il soit encore un peu tôt pour évaluer précisément l’impact de cette crise, tentons d’évaluer la réaction du secteur de l’immobilier à moyen et long terme.

LA SORTIE DE CRISE

L’épidémie du coronavirus et cette longue période de confinement auront, indiscutablement, des conséquences directes sur le marché de l’immobilier : plus de 120 000 transactions retardées, baisse du revenu moyen des Français, arrêt des chantiers en cours,… Après une période de rattrapage et de régularisation des actes suspendus, le secteur de l’immobilier devrait accuser le coup pendant plusieurs mois, le temps que les risques de retour de la pandémie soient définitivement écartés, que les entreprises se relancent et que la confiance revienne. 

Cependant l’espoir est grand de le voir rebondir, peut-être même dès le début 2021. Pourquoi ? Déjà parce que le gouvernement, les Etats européens et la BCE, forts de leur expérience de la crise bancaire de 2008, mettent tout en œuvre pour soutenir tous les secteurs d’activité afin de relancer l’économie, maintenir les emplois et assurer le pouvoir d’achat des ménages. De plus, 90% des vendeurs ou d’acheteurs particuliers qui avaient un projet immobilier confirment leur volonté de le concrétiser malgré la crise. 

Par ailleurs, dans une ère qui aura vu un virus mettre KO toute l’économie mondiale, l’immobilier demeure et demeurera, pour les particuliers comme pour les entreprises, une valeur refuge. Il répond en effet à un besoin réel - de se loger, d’installer des bureaux, des équipements, etc.- et reste un placement sûr pour compléter sa retraite, transmettre un bien à ses descendants, défiscaliser ou investir à long terme pour les entreprises. 

QUEL AVENIR POUR L'IMMOBILIER ?

De la crise que traversent la France et le monde viendront aussi, certainement, des bouleversements dans nos façons de vivre et nos attachements. En nous cloisonnant à la maison, elle a exacerbé l’importance de notre logement, l’envie d’un jardin, d’un balcon, de plus d’espace pour certains ou le désir de vivre ailleurs pour d’autres. Elle devrait ainsi, par exemple, booster chez les citadins le désir de maison ou de déménager en province ou à la campagne. 

Cette pandémie a aussi accéléré dans beaucoup d’entreprises la mise en place du télétravail et des réunions à distance. Ces entreprises pourront bientôt en mesurer les avantages : gains de temps, bien-être des salariés améliorant leur efficacité, moins de déplacements à prendre en charge et impactant l’environnement, moins d’espace de travail nécessaire… Profiter de deux ou trois jours de télétravail par semaine pourrait ainsi se généraliser dans beaucoup d’entre elles. Ces nouvelles formes de travail, bientôt associées à l’arrivée de la voiture autonome, auront des répercussions sur les lieux de vie puisqu’il sera moins nécessaire de vivre proche de son lieu de travail et qu’il sera possible de se déplacer autrement. Tout cela pourrait contribuer à doper le marché de l’immobilier du particulier et du BTP, et rééquilibrer l’offre et la demande dans les villes comme dans des zones jusque là moins attractives. 

Tous les acteurs de l’immobilier devront ainsi désormais prendre en compte tous ces changements sociétaux. Ils devront aussi considérer de nouveaux risques, mieux les anticiper, mieux les apprécier, car le monde est devenu plus mouvant et plus imprévisible qu’auparavant. Cette crise entraînera une mutation de nombreux secteurs d’activités, dont celui de l’immobilier. Pour influer sur ces évolutions et prendre part à ces mutations, les futurs professionnels de l’immobilier devront y être préparés et donc formés.